Les lilas ne fleurissent jamais en automne paroles - legitim-norma.ru

Mémoire et oubli Passion Lettres

Je suis l'exil de l'esprit, je suis la flétrissure dans l'irréel, je suis le déchirement de la vie. Je suis le feu qui consume, le brasier de ton regard, je suis cette pauvre plume. Un silence saccroche aux doigts des regs, le matin simmole sur sa civière Et séloignent déjà les touaregs Au sol un mirage fatigué baigne Les oasis oubliées de sa torpeur Jentends le cri de lhorizon qui saigne Le long des fossés dombre et de malheur Des bouts de ciel rapiècent leur tenture Roussie par la soumission à ce néant La. Jisca, jE suis, je suis la pluie qui recouvre la lande esseulée, je suis le vent qui dénude les arbres fragiles. Je suis le désordre qui habite tes pensées, je suis le trouble qui court, tel un reptile, sur ton âme égarée dans la douce folie. Par une nuit sans lune, Sedna est venue accrocher des étoiles dans mon paysage. Depuis, elle éclaire ce site par ses mots toujours aussi lumineux et puissants. Merci, à toi, Sedna, pour tant de générosité! La pluie au petit matin égrène ses soupirs sur les toits Et dans linsouciance, distille sa caresse sur le feuillage. Pourtant, lheure se faufile dans létau de la grisaille Se jouant des étreintes silencieuses des petites étoiles.

Regard À la lisière du froid limpatience Ébrèche les gerçures de lhiver Cest comme un incendie dans le silence Leau brûlante crépitant sur le fer Entre les rais lumineux de lorage Résonne lécho des jours offensés La nuit veut sévader loin de sa cage Quand lamour sendort dans ses draps froissés Au bout du vertige sur ton rivage Je men. Dans une bouffée de grisaille, palpite La plume, couchant son encre blanche Sur lheure qui pourtant se précipite Au chevet du jour, pour sa revanche. A imaginer lodeur du printemps à venir Les crocus sortent de mes yeux fermés Jaimerai tant les garder dans ce soupir Que madresse la bouche de léternité. Qui écrit pour toi, trop tard nouveau mars 2015, sedna, sable, quand lharmattan maraude entre les dunes, laube renaît dans lâtre du désert. Des gerbes sablées caressent la lune, offrant le bruit en guise de concert, entre deux djebels tournoie la poussière.