Les kurdes oublies de la guerre - legitim-norma.ru

Kurdes: les oubliés de l Histoire - L Express

Mais il rechigne à la saisir. La guérilla, dont il serait absurde de nier la férocité, n'a pas trouvé meilleur sergent recruteur que l'appareil répressif. Les rafles, la torture, la misère, les destructions de villages suspectés d'épauler les maquisards ont jeté dans les bras d'Öcalan des centaines de paysans. Chronique d'une peine de mort annoncée. Le 29 juin, sur l'île-prison d'Imrali, en mer de Marmara, la Cour de sûreté de l'Etat d'Ankara a condamné à la pendaison Abdullah Öcalan, fondateur du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK enlevé à la mi-février au Kenya, au terme d'une piteuse cavale.

On peut encore chanter l'épopée de l'émir Bedir Khan, dont l'éphémère royaume s'étendit entre 1844 et 1846 de la Perse au Tigre. Ou célébrer l'émergence au nord-ouest de l'Iran, un siècle plus tard, de la république de Mahabad, plus fugace encore (1). Les deux chefs historiques, Massoud Barzani, l'héritier de Mustafa Barzani, et Jalal Talabani, se partagent la région. L'un règne sur Erbil, l'autre sur Souleimaniyé, l'un sur le Parti démocratique du Kurdistan (PDK l'autre sur l'UPK.

Les prisons débordent, des mutineries et des grèves de la faim politiques y sont déclenchées. L'industrie pénitentiaire tourne à plein régime. Une maison d'arrêt géante est en construction à Diyarbakir, la "capitale" des Kurdes de Turquie. Les menaces qui pèsent sur les journalistes indépendants, la révélation de l'existence de prisons secrètes, les agissements du Parastin, les services secrets du PDK dirigés par Masrour, le fils de Massoud Barzani. L'armée bombarde quasiment chaque semaine les camps des rebelles situés dans le nord de l'Irak - c'est encore le cas depuis le 20 juin. Surtout, les vagues d'arrestations menées dans tout le pays depuis avril 2009, dans le cadre de l'enquête sur le KCK (Union des communautés du Kurdistan une structure civile de soutien au PKK, sorte d'administration fantôme indépendantiste.